Il y a un immense article de deux pages dans le quotidien suisse "Le Matin" aujourd'hui avec plein d'images mais je n'arrive pas à le scanner.
Voici un extrait pris sur leur site :
«Océans» rend sa voix au monde du silence
En 1956, Jacques-Yves Cousteau ouvrait les yeux des spectateurs. Et en 2010, Jacques Perrin débouche les oreilles des cinéphiles avec sa symphonie sous-marine
Oubliez «Le monde du silence»! Sous les vagues, c'est bruyant comme une rue de New York. Et si nous, les humains, n'entendons rien avec de l'eau dans les oreilles, les poissons, eux, captent tout et ressentent chaque mouvement océanique, comme une onde sonore alerterait nos tympans.
Nager et, surtout, écouter la mer avec des branchies, c'est l'expérience que vous pourrez la vivre, dès mercredi, avec le film «Océans». Une plongée fantastique imaginée par Jacques Perrin, Jacques Cluzaud et François Sarano, ce trio qui va, à son tour, révolutionner notre perception de la planète bleue.
En 1956, «Le Monde du silence» avait permis d'entrevoir la faune et la flore incroyables qui vivent dans les profondeurs. Le commandant Cousteau nous avait prêté son masque de plongée et nous avait donné la vue. Jacques Perrin nous ouvre les oreilles. Il a ajouté du son au cinéma muet de Cousteau. Et quelle bande originale... Le grondement des vagues en quadriphonie, le cliquètement des pattes des crabes qui cheminent sous l'océan, la respiration d'une baleine bleue qui fait surface ou le pet d'une otarie... Cette musique de la nature fait d'«Océans» une oeuvre qu'on écoute autant qu'on la regarde.
Ce film est «la première symphonie enregistrée sous la mer avec son orchestre naturel. On plonge dans une cathédrale de sons, une cathédrale vaste comme l'océan», se réjouit le réalisateur et producteur Jacques Perrin, qui avait déjà changé notre regard sur les insectes avec «Microcosmos», avant de nous faire planer avec les oiseaux dans «Le peuple migrateur»
Devenir poisson parmi les poissons
«Jusqu'alors, il n'y avait que des scientifiques pour enregistrer des sons de ce genre. J'en connais qui se sont spécialisés dans les grognements de poissons-clowns, pour savoir s'il s'agit d'un langage. Avec «Océans», nous voulions transmettre ces bruits au grand public», ajoute François Sarano, que l'on voit souvent dans le film, en combinaison de plongée.
«Comme le but était de devenir poisson parmi les poissons, l'équipe a tout fait pour que le spectateur ressente la même chose que les animaux marins», poursuit François Sarano. L'un des exemples les plus réussis de cet effort, c'est la scène où des oiseaux, des fous du Cap, plongent en piqué et percutent les flots à près de 100 km/h pour chasser les sardines. «Sous l'eau, nous ressentions ces impacts comme une explosion en pleine poitrine, se souvient François Sarano. Nous avons donc travaillé pour que le spectateur perçoive ces explosions comme les poissons les encaissent.»
Emmener le grand public dans les profondeurs et se taire pour qu'on écoute... L'équipe d'«Océans» a poussé le concept le plus loin possible, Jacques Perrin livrant un commentaire minimaliste. Et ça marche. «Quand on préparait le film, au tout début, nous avions imaginé une scène où, dans la nuit complète, le spectateur ne ferait qu'entendre les babils, les grognements, les respirations, les rots et les pets de tous les poissons», se souvient Jacques Sarano. Si la scène n'est pas dans le film, c'est exactement le souvenir que nous laisse «Océans», des semaines après l'avoir vu. Il suffit de fermer les yeux, et on replonge.
À VOIR : «Océans», un film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
(France, 2010, 103').
Dans les salles dès le 27 janvier
Bon avec ça, j'ai promis à mon mari que j'irai le voir avec lui alors que ce n'est pas du tout mon genre de films.... Je vous redirai tout ça
